EN GUISE D'ÉDITORIAL

Le Capitalisme est-il moral ?


La réponse aurait pu avoir un intérêt quelconque il y a 20 ou 30 ans. Aujourd’hui, les dirigeants des grandes entreprises ne se donnent même plus la peine de faire semblant d’être des « entrepreneurs », pourvoyeurs d’emplois industriels et garants de la santé économique d’un pays.

Des pratiques financières complètement amorales voire totalement illégitimes mais pourtant légales (tiens, tiens, ça rappelle quelque chose ….) permettent de presser de manière éhontée les entreprises et surtout leurs salariés.

Ainsi en est-il de la pratique du LBO, à nouveau médiatisée à l’occasion de la liquidation partielle du groupe Vivarte. Le LBO (Leverage Buy Out) consiste en une prise de contrôle d’une entreprise à partir d’une dette financière contractée pour l’achat. Le remboursement de la dette se fera alors sur le dos de l’entreprise,  pressurée jusqu’à l’extrême limite, voire jusqu’à sa dislocation. Dans ce cas, ce sont bien sûr souvent des centaines ou des milliers de salariés qui se retrouvent sur le carreau. C’est exactement ce qui se passe pour le groupe Vivarte.

Mais les dirigeants d’entreprise peuvent aussi en toute légalité pratiquer la destruction de capital afin de maintenir de manière artificielle l’action à un niveau élevé. C’est ce que pratiquent les géants du CAC 40 comme Total ou Sanofi. Les sommes gigantesques (plusieurs milliards) investies dans le rachat d’actions ne seront évidemment pas disponibles pour l’investissement, l’emploi ou les salaires.

En parallèle, et malgré des bénéfices insolents, les restructurations sont quasi continues dans ces mêmes groupes au détriment une fois de plus des salariés.

Enfin, on ne compte plus les recours au travail précaire systématique pour des postes pourtant pérennes. Mais là, emporté par l’élan ils leur arrivent de se prendre les pieds dans le tapis et de franchir la ligne jaune. Ainsi, le groupe Sanofi a été condamné par les prud’hommes à requalifier en CDI plusieurs dizaines de contrats précaires (encore bien insuffisants au regard des milliers de ces contrats utilisés de manière abusive dans le groupe). Et pour faire bonne mesure Sanofi doit verser 3,5 millions d’euros d’indemnités aux travailleurs précaires spoliés. Un début de justice.

JCR 02/2017

  







8 MARS 2017 - 15H40

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Février 2017 - Le Capitalisme est-il moral ?

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Sanofi abuserait des contrats précaires .pdf bulletin-eco-02-def.pdf

28/04/2016 - Communiqué Solidaires: Quatre pages ludique sur la Loi travail   - Lire

24/03/2016 - Communiqué Sud Chimie: A propos du référendum d’entreprise - Lire

                      - Communiqué Solidaires: Nous aussi, nous voulons réformer Le code du travail    Lire


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Mise a jour

25/02/2017